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Séminaire : France, Suède et Empire ottoman : alliances artistiques
Au début du 18e siècle, la France, la Suède et l’Empire ottoman nouent un réseau d’alliances où la diplomatie ouvre la voie à l’imaginaire. À travers...
À propos
Au 18ᵉ siècle, les relations entre Occident et Orient s’apaisent après de longs siècles marqués par les conflits armés. La France, la Suède et l’Empire ottoman s’allient contre les ennemis communs que sont la Russie et l’Autriche. Les échanges diplomatiques se structurent, des ambassades permanentes sont établies et les voyages deviennent plus accessibles. Dans ce contexte nouveau, une curiosité réciproque se développe : Européens et Ottomans s’observent et s’influencent mutuellement. Les artistes et intellectuels occidentaux se passionnent pour les costumes et les intérieurs ottomans, construisant l’image d’un monde idéalisé. La figure du sultan et la vie de cour inspirent la littérature, les arts visuels et les arts de la scène, tout en suscitant des discussions irriguées par l’esprit des Lumières.L’exposition présente une sélection d’œuvres issues des collections de l’Institut suédois et de Nationalmuseum, Stockholm, qui illustrent ces circulations.Le parcours chronologique s’ouvre avec deux tableaux réalisés par un peintre suédois à partir des œuvres de Jean-Baptiste Vanmour, qui accompagne l’ambassadeur de France en voyage à Constantinople (aujourd’hui Istanbul) en 1699. Ses vues de la ville, des cérémonies et de la population locale en vêtements traditionnels sont diffusées en Europe sous forme de gravures dans le Recueil de cent estampes représentant différentes nations du Levant (1714), marquant profondément l’imaginaire occidental.L’exposition compte aussi plusieurs dessins de Cornelius Loos, officier ayant participé à une expédition commandée par le roi Charles XII de Suède, exilé dans l’Empire ottoman après avoir été vaincu par la Russie. Assigné à son campement, le roi prend le parti d’envoyer ses hommes dans le monde musulman pour le documenter. Les dessins de Loos offrent un regard remarquable sur l’architecture et les paysages de Constantinople, entre panoramas urbains, mosquées, palais et vues intérieures de la basilique Sainte-Sophie.L’exposition aborde également le rôle des marchands et des interprètes dans les échanges culturels. Asmund Palm, directeur de la Compagnie suédoise du Levant (Levantiska kompaniet), créée pour favoriser le commerce avec la France et l’Empire ottoman, fait réaliser des portraits de lui et de sa fille en costumes ottomans. Ignatius Mouradgea d’Ohsson, interprète franco-arménien auprès de l’ambassade suédoise, publie dans les années 1780 le Tableau général de l’Empire ottoman, où se dessine une approche érudite et documentée de l’islam, des lois et des institutions ottomanes. Des aquarelles originales réalisées pour cet ouvrage sont montrées dans l’exposition, représentant des scènes et intérieurs de la vie officielle à Istanbul.Outre la Turquie et la Grèce actuelles, le vaste Empire ottoman englobe au 18e siècle une grande partie de la péninsule balkanique, du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. L’islam est la religion dominante, mais d’autres croyances sont tolérées. Constantinople (qui deviendra Istanbul au 20e siècle) est la capitale, et la ville où réside le sultan. Commissaire : Martin Olin, directeur des collections du Nationalmuseum.Exposition en collaboration avec Nationalmuseum, Stockholm, gestionnaire de la collection et de l’exposition permanente de l’Institut suédois. Merci à la fondation Björn et Inger Savén.Informations pratiquesEntrée libre sans réservation
Lieu
Institut Suédois
11 rue Payenne
Paris 75003
Avis des membres
Source : paris_opendata





