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Atelier

Rue Sainte-Apolline, Paris 3e : isoler sans effacer

Quand

Du jeudi 15 octobre au vendredi 16 octobre

Où
Immeuble 7-9 rue Sainte Apolline

7-9 rue Sainte Apolline, 75003 Paris, 75003 Paris

Prix
Non communiqué, à vérifier auprès de l’organisateur

À propos

Rue Sainte-Apolline, Paris 3e : isoler sans effacer À l’occasion des Journées nationales de l’architecture, l’Atelier d’Architecture Antoine de Gironde présente le ravalement du 7-9 rue Sainte-Apolline, un immeuble du 3e arrondissement protégé par la Ville de Paris. Comment améliorer le confort thermique d’un immeuble dont la façade ne peut être ni recouverte ni dénaturée ? Une isolation par l’extérieur classique était exclue : elle aurait effacé les modénatures, modifié les proportions et enfermé la structure ancienne derrière un matériau étanche. Car sous les enduits, la façade est construite en pan de bois : une ossature de poteaux et de pièces de bois, garnie d’un remplissage maçonné. Cette structure, courante dans le Paris ancien, est hygroscopique : elle absorbe et restitue en permanence l’humidité, celle de la pluie comme la vapeur d’eau produite dans les logements. Un revêtement étanche bloque cette migration. L’eau s’accumule alors à l’interface entre l’enduit et le bois, la teneur en eau des pièces augmente et les conditions du pourrissement sont réunies. Le choix du matériau de ravalement engage donc la conservation même de l’immeuble. L’atelier a retenu un mortier correcteur thermique chaux-liège, mis en œuvre en substitution des anciens enduits. Une fois ceux-ci déposés, le nouveau mortier prend leur place sur le pan de bois : la façade ne reçoit pas de couche supplémentaire, elle conserve son nu, ses alignements et son aspect d’enduit traditionnel à la chaux. Le mortier présente une faible résistance à la diffusion de la vapeur d’eau et une capillarité qui lui permet de drainer l’humidité vers l’extérieur, où elle s’évapore : la paroi sèche au lieu de stocker l’eau. Son faible module d’élasticité lui permet de suivre les déformations de l’ossature sans se fissurer. Les granulats de liège, enfin, abaissent sa conductivité thermique et relèvent la température de surface intérieure du mur, ce qui réduit l’effet de paroi froide et le risque de condensation. Les modénatures, ces reliefs qui rythment la façade et lui donnent son caractère, ont été préservées, jusqu’aux consoles décoratives qui portent les appuis de fenêtre. Parce que le mortier remplace l’ancien enduit sans surépaisseur, ces éléments gardent leur saillie et leur lecture d’origine, là où un isolant rapporté les aurait noyés ou aurait imposé leur dépose. Le mortier se retourne dans les tableaux de fenêtre, en continuité avec la façade. Les tableaux constituent un pont thermique linéaire au droit de chaque baie : les traiter sans rupture supprime ce point froid, où se concentrent d’ordinaire condensation et moisissures. Les habitants gagnent en confort, hiver comme été. Achevé en 2026, ce chantier montre que la rénovation énergétique et le respect du bâti ancien ne s’opposent pas, à condition de choisir des matériaux compatibles avec l’existant et de soigner leur mise en œuvre. L’atelier Fondé en 2015 par Antoine de Gironde, architecte DESA, et installé à Versailles depuis 2020, l’Atelier d’Architecture Antoine de Gironde se consacre à la restauration et à la rénovation du bâti ancien, du XVIIe au XXe siècle. Il accompagne particuliers, copropriétés et institutions avec une même exigence : comprendre l’édifice avant d’intervenir, puis l’adapter aux usages et aux performances d’aujourd’hui sans en trahir le caractère. Certifié RGE, l’atelier fait de la rénovation énergétique du patrimoine l’un de ses axes de travail, résumé par sa devise : « Habiter notre patrimoine ».

Le lieu

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Immeuble 7-9 rue Sainte Apolline

7-9 rue Sainte Apolline, 75003 Paris

75003 Paris

Informations fournies par OpenAgenda. Horaires et tarifs peuvent changer : vérifie auprès de l’organisateur avant de te déplacer.

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