
🎨 ExpositionGratuit
REFLET MACHINE / Maison de rendez-vous, 10 rue des Ecouffes, Paris
Exposition immersive et performances dans une ancienne maison close du Marais
À propos
Installation, Performance, Danse, Musique, Théâtre, Lecture, Exposition, VidéoA l'occasion de la Nuit Blanche 2026, le collectif Reflet Machine investit le 10 rue des Ecouffes pour une exposition immersive inspirée de l’histoire du lieu, une ancienne maison close devenue aujourd’hui espace d'expérimentation artistique.L’exposition s’enracine dans la mémoire et l’héritage de cet immeuble à l’architecture caractéristique. Espaces semi-clos, semi-ouverts, qui offrent la capacité de regarder sans être vu. Les vestiges de la maison close - judas, vitraux translucides, fresques, boiseries, mosaïques, miroirs, clefs des chambres - sont révélés à travers les vidéos, installations, et performances présentées dans l’exposition.À partir d’archives sur les maisons de rendez-vous du début du XXe siècle et particulièrement sur celle du 10 rue des Ecouffes, Reflet Machine imagine une réécriture contemporaine de ce lieu, où se croisent mémoire, histoire et fantasme. Les artistes invités interrogent la représentation du corps, de la sexualité, des identités, et du désir.Les plasticiennes Maty Biayenda, Gaëlle Choisne, Lou Masduraud et Oihana Ospital revisitent l’histoire du lieu sous la forme d’installations : judas, soupiraux, lustres, rideaux, photographies, lanternes rouges ou visionneuses, produits à partir d’archives réinterprétées. Ces artefacts, volontairement ambigus, troublent la perception et participent à la narration globale.À travers ses photographies, Romy Alizée questionne les préjugés qui pèsent sur l’activité de travailleuse du sexe. Ses œuvres, à la fois introspectives et politiques, déplacent le regard du fantasme vers l’expérience vécue.Au moyen d’un travail d'écriture, Selim-a Atallah Chettaoui propose une lecture décoloniale et intersectionnelle des archives sur l’histoire du lieu. Iel offre une réponse à des articles de presse du début du XXe siècle qui posent un regard exotisant et raciste sur ce quartier et sa population immigrée.Les films de Amélie Cabocel et Julien Munschy en collaboration avec le Bal des Putes, Nans Laborde Jourdàa, et Mathilde Soares-Pereira explorent l’envers du décor des espaces érotiques habituellement invisibles, les rapports humains, sociaux et affectifs et les représentations du corps à travers des œuvres documentaires et fictions.Un volet performatif assuré par le cabaret Les Moches, prolonge les enjeux d’incarnation et de regard. Les performeur.euses deviennent médiateur.ices entre la mémoire du lieu et son imaginaire, réactivant des récits souvent silencieux, notamment ceux des femmes et des minorités sexuelles d’hier et d’aujourd’hui. Le visiteur est placé dans un entre-deux : entre l’histoire et son simulacre, entre le réel et sa projection.L’exposition sera visible jusqu’à fin juillet 2026 et sera ponctuée d'événements, table ronde et projection. Retrouvez la programmation détaillée sur www.refletmachine.com.Commissariat de Ronan Canal, Robin Maison-Marcheux, Clémence Oger, Romain Rampillon.
Lieu
Reflet Machine
10, rue des Ecouffes
Paris 75004
Avis des membres
Source : paris_opendata





