
Présentation de la rétrospective et projection des films « Broadway By Light » et « Loin du Vietnam »
Dans le cadre de la Rétrospective « William Klein : Films, etc.», cette séance vous invite à voir deux films essentiels, « Broadway By Light », le premier film...
jeu. 11 juin à 20:00
Jusqu'au jeu. 11 juin à 22:00
Maison Européenne de la Photographie
5 rue de fourcy
14 €
À propos
Cette séance est précédée par la présentation générale de la rétrospective William Klein : Films, etc. par Emmanuel Bacquet, commissaire de la rétrospective, et par Cécile Tourneur, docteure en histoire et esthétique du cinéma.Broadway By Light | Projeté en copie neuve 35 millimètres10 minutes, 1958Réalisation William Klein, production Argos filmsAlors que William Klein venait de publier New-York, Alain Resnais, par l’entremise de Chris Marker, lui conseille de se consacrer à un film. Klein loue alors une caméra 16 mm et se procure de la Kodachrome. Puis il arpente, la nuit, les trottoirs lumineux de la 42erue et de Broadway. Anatole Dauman, finalisant la production, apposera les noms de Marker et Resnais au générique pour les besoins du CNC.« Je trouvais que les enseignes et leurs cycles animés étaient déjà du cinéma. Je les ai filmés et montés ensemble et j’ai cherché une musique avec Maurice Le Roux. Et c’est devenu Broadway by Light, un film abstrait. Mon premier film ». Premier film, et sans doute aussi premier film pop, ce ready-made cinématographique signale dès le début l’attrait de Klein pour le recyclage de la culture visuelle populaire, pour l’affiche, la « réclame ».« Chaque soir, au centre de New York, un jour artificiel se lève. (…) Ce jour a ses habitants, ses ombres, ses mirages, ses cérémonies. Il a aussi son soleil… » Chris Marker (Argos Films)Loin du Vietnam115 minutes, 1967Réalisation : William Klein, Jean-Luc Godard, Alain Resnais, Agnès Varda, Joris Ivens, Claude Lelouch.Ce film-manifeste, réunissant de très grand·es réalisateur·ices, a rencontré les plus grandes difficultés. Il y eut d’abord les divergences artistiques de ses auteur·es, autour d’une idée commune pourtant pacifiste. Mais, surtout, la sortie commerciale du film été ruinée par des actions violentes du commando d’extrême-droite Occident, qui a saccagé le cinéma Kinopanorama lors de la première. La société française était déjà sous tension, et à peine cinq mois après la sortie du film débutaient les évènements de mai 68. Ces évènements ont fini d’occulter le film, relégué dès lors à une exploitation confidentielle. Les deux séquences du film réalisées par William Klein s’intitulent A Parade is a Parade et Vertigo.William Klein parlait ainsi de cette expérience :« Essai, plus ou moins transformé, de film collectif. Mais presque unique en son genre dans le cinéma de ces dernières années. Coordonnés par Chris Marker, 200 techniciens : opérateurs, réalisateurs, monteurs, ingénieurs du son, et laboratoires ont consacrés plus de 4 mois à effectuer cette violente condamnation de l’agression américaine au Vietnam. Comment faire un film utile ? Pamphlet, film de fiction, d’information, quoi faire ? Joris Ivens a parlé du Vietnam du Nord, Lelouch du Sud, Pic de Cuba, Resnais des intellectuels paumés, Godard de lui-même et moi de l’Amérique. Chacun a fait ce qu’il a pu et le film était ce qu’il était. Après cette expérience il n’était plus possible de travailler comme avant, du moins pour moi. »
Lieu
Maison Européenne de la Photographie
5 rue de fourcy
Paris 75004
Avis des membres
Source : paris_opendata





