
🎨 ExpositionGratuit
JACE « Cœur sensible »
Pour sa neuvième exposition à la galerie Mathgoth, Jace investit à Paris plus de 300 m2 dans un espace temporaire XXL, à deux pas de la Bibliothèque François...
ven. 29 mai à 15:00
Jusqu'au sam. 27 juin à 20:00
Galerie Mathgoth - Espace temporaire
1, rue Alphonse Boudard
Gratuit
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À propos
Le Gouzou de JaceJeune graffeur, Jace a rapidement compris que de peindre et repeindre les 4 lettres de son blaze en permanence risquait de tourner à l’ennui. Il lui fallait trouver une autre signature dont il ne se lasserait pas. Une signature qu'il pourrait répéter et faire vivre. C’est ainsi qu’est né le Gouzou, en 1992. Un alter ego avec qui tout devient possible.Pas de traits, pas d'âge, une couleur de peau unique et vivant quasiment nu, sur le papier le Gouzou n'avait pas vraiment toutes les cartes en main pour conquérir le monde. Il est pourtant devenu l'une des figures les plus reconnaissables du street art mondial, aperçu dans plus d'une quarantaine de pays, sollicité aussi bien par des institutions que par des marques, et porté par une communauté de fans qui le collectionnent, le photographient et parfois même se le font tatouer.Pour cette exposition, Jace a fait le choix d’articuler son travail en trois parties distinctes, volontairement contrastées et engagées : un regard sur notre société imprévisible, un hommage à Tchernobyl quarante ans après la catastrophe, et une réflexion sur l'amour comme la seule réponse possible.Un monde qui vacilleDans cette première partie, Jace y présente des œuvres peintes sur palissades, supports métalliques et pierres de construction, matériaux récupérés directement dans l'espace urbain. Jace observe notre monde avec un regard critique et sans complaisance. Le Gouzou devient le révélateur de ce qui dérange, un poil à gratter qui pointe les absurdités, les contradictions et les excès de notre époque : crises climatiques, conflits qui s’enchainent, logiques économiques qui broient, dirigeants ivres de pouvoir… Jace ne donne pas de leçon et ne condamne pas, il déplace simplement notre vision. Avec une touche d’ironie, il introduit un léger déséquilibre qui suffit à mettre en lumière l’invisible. Dans notre monde incertain, anxiogène, souvent fou, son regard reste lucide et tendre. C’est ce regard aiguisé qui ponctue toute l’exposition.Tchernobyl, 40 ans aprèsCette deuxième partie de l’exposition commémore le 40e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. Depuis de nombreuses années, Jace rêvait de se rendre sur place, pour y peindre le Gouzou et apporter un peu de légèreté à ce lieu chargé de mémoire. Son projet se veut un hommage à toutes les victimes, à ceux qui ont souffert et continuent de subir les conséquences de cette tragédie.En 2019, l’artiste a vécu quatre jours dans la ville fantôme de Prypiat. Il est l’un des rares artistes au monde à avoir eu ce privilège. Sur place, il a peint vingt-six fresques originales intégrées aux bâtiments et à l’espace urbain déserté, dans un décor où la nature et les animaux reprennent possession des lieux.Dans Cœur Sensible, Jace présente des photographies originales réalisées sur place. Il les a imprimées sur bois avant de les retravailler une à une à la peinture. Dans des couleurs volontairement estompées, chaque image est un témoignage brut de la catastrophe que la présence du Gouzou tente de dédramatiser.Le réalisateur Sami Chalak a accompagné l’artiste durant cette aventure. Un film documentant cette expérience sera présenté, aux côtés d’autres vidéos, sur grand écran au sein de l’espace d’exposition.L’amour, comme nécessitéFace aux crises et aux travers du monde, Jace pose une évidence : « aujourd'hui on a vraiment besoin d'amour ». Pas comme sentiment abstrait, mais comme acte. Dans un monde qui se durcit, où les tensions se multiplient et où les fragilités s’exposent, parler d’amour devient essentiel : il faut se soutenir, faire bloc, cultiver la solidarité. Cette partie, la plus vaste de l’exposition, reflète pleinement l’importance de ce thème pour l’artiste. Dans un premier temps, Jace avait même envisagé de lui consacrer une exposition entière. Il y présente une série d’une quarantaine de toiles sur lin d’un même format : 60x60 cm. Le Gouzou s’y fait plus tendre, plus complice. Pour les amateurs de surprises, l'exposition réserve quelques inédits, dont une sculpture en tirage limité, rare occasion de découvrir le Gouzou en trois dimensions.
Lieu
Galerie Mathgoth - Espace temporaire
1, rue Alphonse Boudard
Paris 75013
Avis des membres
Source : paris_opendata





