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Festival de courts métrages - Jour 2
Au printemps, le Mémorial ouvre ses portes à la deuxième édition d’un Festival de courts métrages sur l’histoire et la mémoire de la Shoah, de la Seconde...
À propos
S’il est défini par sa durée, le court métrage l’est aussi par sa liberté de forme, de fond, et de point de vue. Notre Festival expose la diversité des écritures filmiques du court métrage : documentaire, animation, fiction, expérimental, etc. Ces diverses formes sont convoquées pour la manière toute particulière dont elles ont pu représenter, mettre en scène et garder l’empreinte mémorielle d’évènements tragiques au fil des années.Le festival de courts métrages se déroule sur deux journées : le dimanche 19 avril et le dimanche 3 mai.14h30 - Séance 1Rosine de Janni Jungblut2022, 22 min 34.Rosine Crémieux, psychanalyste française, s’est engagée dans la Résistance contre les nazis et a été déportée à Ravensbrück. En parallèle de son livre, La Traîne-sauvage, le film fait émerger les paysages de deux lieux signifiants pour elle : Ravensbrück et le Vercors, où elle a travaillé comme infirmière dans la grotte de la Luire.Comprenne qui voudra de Louise-Marie Pietri2023, 4 min 43.De 1943 à 1946, plus de 20 000 femmes accusées de collaboration avec les Allemands ont été tondues en France. À travers un montage d’images d’archives tournées par des soldats américains et des cinéastes amateurs, le film nous confronte à cette humiliation publique et sociale, en résonance avec le poème Comprenne qui voudra, de Paul Éluard.L’Été où mon amie Klara de Lilith Grasmug2025, 10 min.Le 16 juillet 1945, Klara Schwartz Adler, rescapée du camp d’Auschwitz-Birkenau, revient à Paris. En reprenant des passages du roman, Le Non de Klara de Soazig Aaron, le film imagine le quotidien de ce retour, cet « après », à travers des fragments de films amateurs des années 1940. De la vie parisienne au départ pour les États-Unis, il suit sa redécouverte de la ville au fil des jours de l’été 1945.Dis-moi de Chantal Akerman1980, 45 min.Dans le cadre de la série télévisée, Grands-mères, dirigée par Jean Frapat, Chantal Akerman part à la rencontre de trois femmes âgées d’origine juive. Elles racontent leurs souvenirs des communautés juives de Pologne avant, pendant et après la Shoah. Ces trois témoignages se déploient autour d’une figure absente : la grand-mère maternelle de la réalisatrice, morte en déportation.16h30 - Séance 2Je voudrais un jour vous revoir d’Antoine Feuer et Grégoire Osoha2022, 15 min.Entre 1941 et 1944, plus de 60 000 lettres de déportés de France ont été adressées à leurs proches. Si la faim et les colis de ravitaillement occupent une place centrale, elles évoquent aussi les rumeurs, les concerts improvisés, les retrouvailles et le manque d’intimité. À travers cinq lettres, accompagnées d’images contemplatives, le film plonge dans le quotidien des camps de transit français, notamment celui de Drancy. Amertume, inquiétude, espoir, épuisement et effroi se mêlent lettre après lettre, laissant toujours transparaître une profonde humanité.The March d’Abraham Ravett1999, 25 min.« Maman, tu te souviens de quoi de la marche ? » De 1984 à 1997, Abraham Ravett pose cette même question à sa mère, rescapée des marches de la mort. Elle se souvient de sa survie, ce miracle, et raconte son expérience. Au fil du temps, la caméra enregistre la complexité de ses réponses, son émotion intacte, et dessine en creux le portrait du vieillissement d’une mère et de ses souvenirs.Judith d’Aurore Levy2025, 25 min 23.Mamie Judith, enfant cachée en Suisse, avait seulement 5 ans lorsque son père, Naftalie, est assassiné à Auschwitz. Elle ne parlait pas de l’avant, comme si tout avait été effacé ou arrêté. Alors que sa petite-fille découvre la dernière lettre que son père lui a écrite, Judith lui confie un secret particulier. Elles partent ensemble pour un voyage organisé autour de l’Alsace juive. Peu à peu, leur périple fait renaître Naftalie.Canta Gitano de Tony Gatlif1981, 10 min.En 1944, une centaine de Tsiganes, hommes et femmes séparés de leurs enfants, sont enfermés dans un hangar et attendent la mort sous la garde des nazis. Défiant leur sort, ils se mettent à chanter et à danser, affirmant ainsi leur identité. La musique devient alors un acte de résistance et un cri de liberté.En présence d’Antoine Feuer, de Lilith Grasmug, Janni Jungblut, d’Aurore Levy, et de Grégoire Osoha.Le festival de courts métrages se déroule sur deux journées : le dimanche 19 avril et le dimanche 3 mai.Réserver
Lieu
Mémorial de la Shoah
17 rue Geoffroy l'Asnier
Paris 75004
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Source : paris_opendata





