
🎨 ExpositionGratuit
Entre deux vertiges, Gloria Friedmann
L'artiste Gloria Friedmann à Transfo - Emmaüs Solidarité pour l'exposition Entre deux vertiges.
jeu. 24 septembre à 19:00
Jusqu'au sam. 21 novembre à 19:00
Transfo
36 rue Jacques Louvel-Tessier
Gratuit
À propos
"C'est une alerte et un constat. Je constate qu'en effet tout tombe."La vigilance habite l'œuvre de Gloria Friedmann. En terre, en plâtre, en métal, en plumes ou en câbles électriques, ses sculptures composites évoquent depuis longtemps la figure humaine dans sa complexité et questionnent notre existence au monde.Observatrice stupéfaite d'un présent bouleversant, elle déploie à Transfo un parcours d'œuvres comme un état d'âme, un regard inquiet posé sur notre humanité et son devenir dans un environnement menacé.Cette exposition manifeste est commissariée par Yvon Le Mignan, coordinateur du centre culturel d'Emmaüs Solidarité. Elle est accompagnée d'un livret comprenant un texte de Philippe Dagen, critique d'art, que l'artiste a également illustré.Elle est présentée par une équipe de bénévoles et de personnes accompagnées par l'association qui vous invitent à échanger, "face aux vertiges".-vernissage le jeudi 24 septembre entre 18h et 21h.exposition du vendredi 25 septembre au samedi 21 novembre aux horaires d'ouverture.-À propos de l’artiste :Née en 1950, à Kronach, Allemagne. Vit et travaille à Aignay-le-Duc, France.Gloria Friedmann quitte l’Allemagne pour la France en 1977. Autodidacte et principalement sculpteure, cette artiste prolixe déploie une énergie expérimentale dans des pratiques aussi différentes que la peinture, l’installation, la photographie, la performance ou la vidéo. L’aspect volontairement protéiforme et l’esprit caustique de sa démarche, allient gravité et futilité, dans un langage qu’elle cultive sur un mode à la fois savant et drolatique. Se saisissant d’un genre historique – le paysage – désinvesti par la sculpture contemporaine, elle se fait reconnaître au début des années 1980 par ses installations et performances ayant pour sujet la nature, dont elle estime faire « partie ». C’est cependant sur la nature « non humaine », celle existant « en dehors » d’elle-même, selon ses propres mots, qu’elle se concentre, et notamment sur les violences qu’elle subit. Des œuvres telles que Vagues Normandie (1983), composée de pare-brise brisés, ou Paysage d’hiver (1986) relèvent à la fois d’une poétisation du lexique de l’art minimal et d’une certaine culture des matériaux propres à l’Arte povera. Des matières brutes et non conventionnelles représentent son message, le véhiculent dans une mise en scène imagée, dont les « scénarios existentiels » activent les forces antagonistes, sans compromis aucun. Associant l’ironie, la parodie, l’incongru, Gloria Friedmann développe la logique d’une métaphore naturaliste, en exposant les pièces d’une nature vraie, dont elle déplace des fragments selon la procédure du ready-made pour restituer davantage l’idée du chaos que celle d’une harmonie proverbiale.Chantal Béret, extrait du Dictionnaire universel des créatrices © 2013 Des femmes – Antoinette Fouque
Lieu
Transfo
36 rue Jacques Louvel-Tessier
Paris 75010
Avis des membres
Source : paris_opendata





